Mardi 13 mars 2007
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Coucou,
Passons sur watt-mille heures de bus. Juste un petit truc. On est là, dans le bus, à attendre notre navette pour traverser l’océan. Il fait -8000°C dehors, le vent souffle à 600km/h et je n’exagère rien. Enfin bref, Loulette regarde machinalement dans le loin de l’océan puis sans m’en avertir afin d’avoir le cœur net elle voit un truc puis un autre truc et là elle me dit : « regarde je crois que j’ai vu un dauphin ». Alors, bon moi discipliné je regarde et effectivement à deux reprises on voit un aileron onduler à la surface. Y’a pas de doute, c’est un dauphin. Sauf qu’après réflexion, bon en même tant je suis ni Cousteau ni Alain Bougrain-Dubourg, l’aileron était noir plus grand et plus droit qu’un dauphin. Donc j’opterais pour dire que nous avons peut-être vu un……orque. Et c’est mon dernier mot Jean-Pierre. Voilà pour le voyage qui se terminera à El Calafate sur les coups de 1 plombe du mat’ dans un appart auquel on ne s’attendait pas.
Après avoir récupéré un peu, on se dirige en ville et nous renseignons pour les prochains jours qui nous sont comptés. Bien évidemment on est bien indécis. Alors on traine, on retourne le problème dans tous les sens, puis on part se promener aux bords du lac. Joli vue aux alentours du grand rien, à se demander comment une ville à bien pu se construire dans le coin. Dans tous ça on réserve quand même une journée pour visiter LE point d’intérêt du coin, le Glacier Perito Moreno.
Ah oui, ça y est la décision est prise. Ca va être dur de tout faire et plutôt que de se presser et se taper des milliers d’heures de bus pour en voir le maximum, on opte pour la solution très chère du vol direction Buenos Aires afin de profiter de la capital et de nos derniers jours de voyage.
Avant ça le glacier. Et ben déjà il nous faut faire un peu de route. Ce qui nous permet de traverser ces paysages fait de montagnes et de pampa. Assez impressionnant le contraste terres brulées par le soleil et sommets enneigés. On apprendra que peu de gens s’installaient là, bien entendu à cause des rigueurs climatique mais que certains fermiers y ont installé leurs estancias et ont commencé à y élever des moutons qui disparaissent petit à petit du patrimoine de la Patagonie. Pourquoi ?? Heu là je devais avoir décroché ! Lol
Allez allons droit au but. Ce glacier hein ?? Wahou, quand elle nous disait sur la route qu’il était haut, nan pas comme trois pommes, mais plutôt comme un immeuble de 15 étages on avait du mal à y croire d’après la vue qu’on en avait à cette instant et les photos qu’on avait vues. Mais une fois en face qu’elle vue extraordinaire. Difficile d’expliquer la majestuosité de cette merveille de la nature. On avait absolument adorer la marche sur le Glacier Fox en Nouvelle-Zélande et là on tombe encore sous le charme de cette énorme masse de glace qui à la particularité de se jeter à même le lac « Argentino » qui est, si on a bien compris le plus grand d’Amérique du Sud. Et quand je dis jeter c’est presque vrai car la glace casse et tombe dans des bruits plus proches de l’explosion que de celui d’une porte qui claque, et ces morceaux rejaillissent dans un concert d’éclaboussures tels de mini icebergs. Pour clouer le tout on prendra le bateau histoire de s’en approcher un peu plus. On pensait que rien ne pouvait être ajouté et ben on se trompait. On est restés scotchés de ce qu’on a vu. La grandeur du glacier associée à la beauté des montagnes alentours et en plus gratifiés d’un temps extraordinaire aura fait de cette journée une réussite.
A peine rentrés encore émerveillés par cette excursion que nous prenions l’avion direction la capitale. On s’est laissés aller et du coup on a rien prévu à notre arrivé à 1h du mat’.
Ouf une fois à l’aéroport tout se goupille à la perfection. Un taxi pas cher et rapide, trop peut-être, et une chambre pas chère là où on voulait. Allez, zou dodo on est cassés.
Bonne nuit
Bisouilles
Loulette & Tilou