Dimanche 8 octobre 2006
7
08
/10
/2006
13:40
Lecteurs, lecteuses,
Bon, l’excursion réservée hier commence demain car nos compères français venant d’arriver préféraient récupérer avant de partir pour trois jours dans la forêt. Ils ont bien raison. Nous de notre côté on en profite pour aller se faire une petite journée nature, en même temps c’est pour ça que nous sommes venus à Sarawak.
Donc nous voilà partis pour le parc national de Bako. Une forêt primaire en bord de mer de Chine. L’endroit abrite des proboscis (espérant que l’orthographe soit bonne) ou plus communément appelés des singes à long nez (traduction de l’anglais). Le temps une fois de plus n’est pas vraiment au rendez-vous mais bon c’est pas plus mal. On risque de marcher pas mal et c’est toujours plus agréable de le faire par des températures clémentes.
Une des particularités du parc est aussi qu’on y accède par l’eau. De l’eau mais impossible de savoir ce qui l’en est. De l’océan, un lac ou autre ??? Un brouillard donne au lieu une ambiance de film sordide, sauf que là ça nous plait et puis comme c’est nous les héros et ben la fin sera belle. On ne sait pas où on est, ni où on va. Sur notre droite de la verdure à perte de vue dans les montagnes. Puis sur ce qui nous parait être des plages, des arbres aussi. Serait-ce une mangrove. Oui a priori, et nous sommes à marée basse c’est donc un océan, en fait la mer de Chine. Voilà pour le décor.
Descendus de notre embarcation, on remonte la plage jusqu’à l’entrée du parc et là une drôle de créature se présente devant nous. Un espèce d’hybride entre cochon et sanglier à la mode préhistorique. Et aussi deux trois singes (macaques) entrain de fouiller dans les poubelles. Le ranger nous briefe rapidement sur le parc et sa faune et flore, nous donne un chemin à suivre puis ne se mouille pas à répondre à notre question sur la probabilité de voir ce singe sus mentionné (pas le macaque l’autre).
Et nous voilà partis gentiment pour à peu près 6 heures de marche. On prend notre temps et on admire ce lieu dont la magie opère rapidement. Nous sommes dans la mangrove à sec où l’on observe cette végétation qui paraît un rien désertique, avec ces arbres effeuillés, mais bel et bien présente. Sur la plage que la mangrove nous dévoile, on apprécie le bal de ces étranges crabes à une pince, mais quelle pince. Des bleus, des rouges, des jaunes et bien d’autres couleurs se rajoutent à ce carnaval. On s’enfouit dans la mangrove car sur le conseil d’un randonneur, des « long nez » y seraient. On marche et on aime l’endroit mais pour les singes il va falloir attendre.
On rebrousse chemin et revenons sur celui balisé. On s’enfonce dans la montagne en montant par des endroits très escarpés, terreux et heureusement assez sec. On ouvre les yeux et on porte attention au murmure de la nature qui nous entoure. On chuchote pour ne pas la déranger. Et là, avec un œil de lynx et une ouïe canine Loulette nous dégote notre premier « long nez ». C’est un pur bonheur. Une telle créature, là devant nous dans la nature, libre dans son environnement. Ce sont nous les intrus et on le sait. On ne l’admirera que furtivement car celui-ci était de nature timide. Et pour faire court, c’est que le premier d’une série. Certains de loin d’autres de plus près, mais tous aussi « moche » de part leur nez !!! En fait par la suite on saura que nous n’avons vu que des femelles, reconnaissables par leur protubérance plus petites que les mal, et des petits. Le parcours s’est déroulé dans un décor de jungle à la Indiana Jones ponctué par des arrêts. Tantôt pour se reposer tantôt pour admirer ce qui nous entoure. Malheureusement nos cousins les singes ne nous ont point aidé à prendre de photos mais voilà une idée de ce à quoi ils ressemblent...
Monsieur Probiscis et son epouse...
Voilà pour la première partie.
La deuxième partie nous emmène jusqu’à une plage qui en pleine saison doit être d’un sublime et à vrai dire, déjà là (même si ça ne se voit pas sur les photos) ça valait le déplacement. Contrairement à la première portion où l’on était submergés d’arbres de toute sorte, la deuxième partie fût alternée de différents types de paysages. Un peu de jungle, un peu de sable et de végétation genre maquis en Corse, ce qui dans ce lieu paraît irréel. Et des caillebotis qui lui donnaient des airs de Cap Ferret.
En gros on a passé une excellente journée.
Evidemment on est crevés et en plus le Tilou s’est chopé de belles cloques. Donc au dodo car demain c’est reparti pour une longue journée d’aventures.
Bonne nuit
Bisouilles
Loulette & Tilou